La violence au travail n’est pas un risque du métier
Personne ne devrait aller travailler en se demandant s’il sera blessé avant la fin de sa journée.
Pourtant, dans nos écoles et nos milieux de travail, trop de membres sont confrontés à des comportements violents, à des situations de crise et à des risques qui ne devraient jamais être considérés comme faisant simplement « partie du travail ».
Et lorsque les services publics subissent des pressions, lorsque les ressources diminuent, que les postes ne sont pas comblés et que le soutien nécessaire n’est pas au rendez-vous, ce sont trop souvent les membres qui se retrouvent en première ligne.
Une aide-enseignante ne devrait pas être blessée parce qu’il manque les ressources nécessaires autour d’un élève. Une EPE ne devrait pas devoir choisir entre sa propre sécurité et celle des enfants dont elle s’occupe. Aucun membre ne devrait avoir à accepter la violence simplement parce qu’il travaille en éducation ou dans un service public.
Protéger les membres doit demeurer au cœur de notre action syndicale.
Cela signifie défendre leur droit à un milieu de travail sain et sécuritaire. Cela signifie intervenir lorsque les mesures de prévention sont insuffisantes. Cela signifie s’assurer que les incidents sont déclarés, documentés et suivis. Et cela signifie être présente lorsqu’un membre est blessé, lorsqu’il exerce ses droits ou lorsqu’il a besoin que sa Fédération intervienne.
Les lois, les formulaires et les procédures sont importants. Mais derrière chacun d’eux, il y a un membre qui doit être protégé.
Dans un contexte où les pressions exercées sur nos services publics ne font qu’accentuer les risques auxquels nos membres sont exposés, notre rôle collectif devient encore plus important.
Nous devons continuer à réclamer les ressources nécessaires pour prévenir la violence avant qu’un membre soit blessé, tout en nous assurant que personne ne soit laissé seul lorsque l’incident survient.
La sécurité des membres n’est pas négociable. Et la violence ne sera jamais simplement « une partie du travail ».
« Tout le monde a le droit de revenir à la maison de la même façon qu’ils sont partis pour le travail. »
ANGÈLE LACROIX